Mon Amour, Mon Amant, Mon Dieu, Mon Héro, Ma Drogue.
Quand j'y suis arrivé la gare était déserte.Varsovie au matin, c'est un peu triste à voir, c'est vrai.
Varsovie.
On a pas la thune, mais l'espoir, pas le blé mais l'envie. L'important, ami, c'est d'aller jusqu'au bout de la nuit. Bien sur, Y a les cons au pouvoir, où tout ça nous menera ? Passez la nuit sur des trottoirs, à marcher dans le noir.
On a pas la thune.
Il y aura des fleurs, dans cette cathédrale. Et des robes en couleurs, mais pitier pas de noir. J'ai toujours eu peur du noir, je préfère la lumière. D'ailleurs quand j'étais enfant, je dormais la porte ouverte, de peur que les bandits passent par la fenêtre, pour me voler Maman.
Chanson pour mon enterrement.
Toi tu dis que t'es bien sans moi, et qu'au fond de mes bras, il y fait trop froid. Toi tu dis que t'es bien, que t'es bien sans moi, mais moi y a quelque chose qui fait que j'entend pas.
Toi tu dis que t'es bien sans moi.
S'en aller main dans la main. S'en aller bien avant que l'heure. Oublier qu'ici on est rien, oublier qu'ici, on a peur. S'aimer sous le croissant de la lune et puis faire l'amour sur les dunes, à regarder les étoiles, à sauver notre idéal.
S'en aller.
Je suis le cavalier sans tête, et je cherche un amour. Au travers les tempêtes, moi je cherche le jour. Moi je cherche la flamme qui viendra m'éclairer l'âme.
Le cavalier sans tête.
Et l'horreur du monde n'est rien en comparaison à ce que l'amour fait, à ceux qui dans l'union pensent oublier un peu que l'on est triste ici-bàs, et qu'ici la solitude est le dernier repas.
Putains vous m'aurez plus.
Quand on perd son amour, c'est les autres qui rients, qui sont contents enfin de nous voir nous aussi, comme ils l'ont tous été dans leur vie une fois.
Quand on perd son amour.
Puisqu'on est jeune et con, puisqu'ils sont vieux et fous, puisque des hommes crèvent sous les ponts, mais ce monde s'en fou. Puisqu'on est que des pions contents d'être à genoux.Puisque je sais qu'un jour nous gagnerons à devenir fou.
Jeune et con.
S'il te plaît, prend ma main, ne te fais plus attendre.Il est temps de s'étreindre, il est temps de s'eteindre. Une dernière cigarette.
J'veux qu'on baise sur ma tombe.
Il y a ton sourire qui se lève, s'est comme une lueur d'espoir. Il y a l'ombre et la lumière, au milieu de notre trajectoire.
Il y a ton sourire.
J'veux m'en aller, j'veux m'en aller, j'veux pas creuver, dans cette inumanité.
J'veux m'en aller.
Et l'injustice pour toujours, à pleine rue ça crie les appels au secours mais aujourd'hui le peuple est bien soumis. Non y a pas de couleur de peau, non ni de frères égaux. De toute façon y a jamais eu, de toute façon y a jamais eu. Et si tu crois, encore, qu'on peut sauver cette étoile, qu'on peut sauver cette étoile. Mais si tu crois encore, qu'on peut sauver notre étoile, qu'on peut sauver notre étoile.
Sauver cette étoile.
J'ai vu, les larmes au yeux, les nouvelles ce matin. 20% pour l'horreur, 20% pour la peur.
Fils de France.
Depuis que t'es monter là-haut, les anges n'ont jamais été plus beaux. Depuis que t'es monter là-haut, ici, moi, je me sens toujours de trop.
Monter là-haut.
Comme un éclat de rire vient consoler tristesse. Comme un souffle avenir vient raviver les braises. Comme un parfum de souffre qui fait naître la flamme. Jeunesse lève-toi.
Jeunesse lève-toi.